Pensée du jour : ce week-end, je prenais le départ d’un trail et comme bien souvent, je me suis dit “Sais-tu pourquoi tu cours ?”
J’ai (re) commencé la course à pied il y à une dizaine d’années, après une double fracture. L’idée était simple : une prise de conscience que j’étais privée de mobilité, alors il faudrait y remédier dès que possible.
Puis, j’ai couru pour me maintenir en forme, puis pour me vider la tête… jusqu’au jour où j’ai compris que la course était une alliée de mon mental. Ce petit truc qui te dit “allez, encore un pas, puis un autre” quand tu as envie d’arrêter.
La course est comme l’entrepreneuriat : parfois, je pense m’être engagée dans une sacrée galère, je doute de franchir la ligne l’arrivée. Il y a ces montées lors d’un trail qui découragent comme les embûches rencontrées par l’entrepreneur, parfois les intempéries. Il ne suffit pas de se projeter très loin. Je ne regarde pas le dénivelé du bas de la pente, je mets juste ce pied devant l’autre, pas après pas pour avancer, à mon rythme.
A qui je pense ? A mes proches qui me soutiennent, aux absents qui me guident, aux coureurs du même parcours sportif ou professionnel avec lesquels j’avance @ let’s co_up. by la tribu + @bylatribu. Mais aussi à moi, à ce pas mis devant l’autre qui raconte que, malgré les obstacles, je continue de croire que c’est possible. Ce pas après pas qui me fait puiser au fond de mes ressources, pour aller au bout,. Il me dit combien c’est difficile à certains moments mais aussi combien le voyage est riche…
Ce n’est pas juste une question de performance, mais la fierté d’avoir gardé le cap, de se retourner pour mesurer le chemin parcouru. Je m’offre une petite larme à chaque ligne franchie, une manière de célébrer le dépassement de soi.
Alors oui, les histoires naissent partout où se nichent de petites victoires…